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DemocrateAfricain

Sinistres Signes de la Recolonisation Imminente de l'Afrique

Déjà traduit en : Français
09 11 2009
Pays :
AFRICA

Les séquelles de la crise financière mondiale pourraient aboutir à la re-colonisation de certains pays africains, avec certains d'entre eux qui risquent de faire faillite, et d'autres depouillés d'actifs par des puissances occidentales et orientales. 

Les signes de re-colonisation de l'Afrique sont très clairs: il faut agir vite, il n'y a pas de temps à crier des slogans ou de blâmer les forces impérialistes sans apporter des réponses efficaces. 

L'Europe a déjà prévu de se raccorder au projet de barrage hydroélectrique en République démocratique du Congo pour alimenter l'Europe méridionale. 

Le projet a le soutien de la Banque mondiale. Pourtant, très peu de personnes en RDC - moins de 10percent de Congolais - ont accès à l'électricité. 

Pourtant, United Nations Development Programme (PNUD) montre que moins de 30 pourcent des Africains à travers le continent ont l'électricité. 

Dans tous les pays traversés par l "electro-duc" projeté par le biais duquel l'électricité s'acheminera de la RDC à l'Europe, très peu de citoyens ordinaires ont accès à l'électricité. 

Le mois dernier, l'Union européenne a signé un accord avec le Nigeria, le Niger et l'Algérie pour acheminer le gaz vers l'Europe par un gazoduc direct à ce continent. 

Encore une fois, le Nigeria, le Niger et l'Algérie ne peut pas fournir du gaz à même leurs propres citoyens. 

Il y a deux mois, un consortium d'entreprises européennes a annoncé qu'il construira une usine qui acheminera directement l'énergie solaire du désert du Sahara vers l'Europe. 

Ils ont dit que cela répondrait à 15 pourcent des besoins énergétiques de l'Europe d'ici 2050. 

Et de plus en plus de gouvernements occidentaux et de multinationales de l'Asie sont en train d'acheter des terres d'Afrique en vue de mettre en place des entreprises commerciales agricoles, d'où ils exporteront des produits vers leur pays ou à d'autres marchés. 

Une multinationale sud-coréenne a acheté un terrain fertile à Madagascar et au Soudan pour une bouchée de pain. 

Les entreprises indiennes s'accaparent des terres agricoles fertiles de l'Ethiopie, le Kenya, Madagascar, le Sénégal et le Mozambique. Les entreprises chinoises et les entreprises du Moyen-Orient sont également en train d'acheter des étendues de terres pour l'agriculture. 

Un rapport des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture a déclaré que plus de 2,5[?] hectares de terres africaines avaient été achetés par des sociétés étrangères depuis 2004. 

Pourtant, la plupart des pays africains importent des aliments. De même de plus en plus de sociétés étrangères rachetent des mines en Afrique à des sommes modiques, car les pays africains ne parviennent pas à trouver des stratégies pour faire face aux effets de la crise financière mondiale. 

Les pays occidentaux et asiatiques achetent des minéraux africains pour en faire des réserves d'approvisionnement pour étayer les fluctuations des prix des marchandises. Ils recherchent des produits de base stratégiques, dont le platine, le pétrole et le gaz. 

L'Union Africaine estime que plus de 150 milliards de dollars par an sont pillés à partir de l'Afrique par l'évasion fiscale par des multinationales [sociétés géantes] et la fuite des capitaux en utilisant "une infrastructure " de banques occidentales, avocats et comptables. 

Mais ce n'est pas seulement l'argent qui quitte l'Afrique chaque année, il est aussi des compétences qui partent à l'exode pour les pays industrialisés. 

La fuite des cerveaux est le résultat d'une combinaison de facteurs hostiles en Afrique, avec un manque de démocratie dans les pays africains et le népotisme. Les pays africains doivent maintenant s'industrialiser et accroitre le commerce les uns avec les autres. 

Nous devons cesser d'exporter uniquement des matières premières, ce qui génère peu d'emplois. Nous devons mettre ensemble notre argent, nos connaissances et expertises. Nous aurons besoin d'un leadership efficace. En outre, nous devons renforcer la qualité de nos démocraties et concocter des politiques industrielles au moyen de coalitions de développement entre les gouvernements, les collectivités, les entreprises et les sociétés civiles. 

Enfin, les pays africains doivent ainsi rapidement former un marché commun continental et une union politique, soutenue par la démocratie. 

Auteur: L Gumede est l'auteur de «Thabo Mbeki and the Battle for the Soul of the ANC »

Article original: Signs of Africa’s recolonisation ominous

Cela ne vous donne pas envie d'hurler?

Vos dirigeants vont ont-ils demander votre avis avant de vendre vos ressources et vos terres... Lol... Bien sur que non voyons...

Democratie Participative

Déjà traduit en : English, Français
09 11 2009
Traduit par: democrateafricain
Pays :
AFRICA
Democratie Participative

Ce site est en realité une sorte d'aide memoire. J'y repertorie les articles lus sur le net et les idées que j'ai à propos de la démocratie en général.

Par exemple, j'ai eu à lire un article très intéressant sur la démocratie participative.

Vous pouvez le lire ici http://fr.wikipedia.org/wiki/Démocratie_participative .

Il contient de nombreuses références sur le sujet.

Pour moi il n'y aura pas d'Afrique du 21eme siecle sans démocratie. Mais de quelle démocratie parlons nous?

J'ai pu en trouver deux définitions sur le net.

L'une en francais:

Etymologie : du grec dêmos, peuple, et kratos, pouvoir, autorité.

La démocratie est le régime politique dans lequel le pouvoir est détenu ou contrôlé par le peuple (principe de souveraineté), sans qu'il y ait de distinctions dues la naissance, la richesse, la compétence... (principe d'égalité). En règle générale, les démocraties sont indirectes ou représentatives, le pouvoir s'exerçant par l'intermédiaire de représentants désignés lors d'élections au suffrage universel.

http://www.toupie.org/Dictionnaire/démocratie.htm

L'autre en anglais:

Etymology: Middle French démocratie, from Late Latin democratia, from Greek dēmokratia, from dēmos + -kratia -cracy

Date: 1576

1 a : government by the people; especially : rule of the majority b : a government in which the supreme power is vested in the people and exercised by them directly or indirectly through a system of representation usually involving periodically held free elections

http://www.merriam-webster.com/dictionary/democracy

Les deux définitions sont essentiellement les mêmes. On y retrouve le principe du peuple souverain. C'est l'etymologie même du mot.

Cependant, les deux définitions affirment que « une démocratie » est généralement un gouvernement où le pouvoir s'exerce par l'intermédiaire de représentants designés lors d'élections (au suffrage universel dans le cas de la definition en francais).

Il y a t il contradiction entre souveraineté du peuple et représentation du peuple par des individus?

Prenons l'analogie de l'avocat et de son client. L'avocat représente son client devant la justice. Toutefois, son client demeure tout a fait souverain, du moins en ce qui concerne sa relation avec son avocat. Le client peut changer d'avocat quand il le décide. Il peut même decider de se représenter lui même.

Le peuple souverain est donc représenté par des élus.

Le peuple peut-il se passer d'élus?

Dans le contexte qui est le mien, c'est à dire l'Afrique, les peuples des gouvernements dits democratiques ont très peut d'influence sur le débat politique une fois les élections terminées.

Je ne parlerais pas de gouvernements dits démocratiques d'autres continents, mais je crois que le problème n'est pas seulement Africain.

La démocratie representative, dont parlent les définitions, me semble une oxymore. Non pas que representation et souveraineté soient mutuellement exclusive, mais plutot que dans sa mise en oeuvre, la démocratie representative menace la souverainete des citoyens.

Je parle surtout de l'Afrique que je connais.

En effet, quels sont les mécanismes institutionels pour s'assurer qu'une fois élus, les representants du peuple continuent de faire simplement ceci, le representer?

Comment faire en sorte qu'il ne se comporte en élite omnisciente et paternaliste?

Le mythe du guide éclairé...

Finalement, le peuple peut-il se permettre de prendre des décisions? Lui faut-il des leaders?

Le peuple est-il intrinsèquement inapte a se diriger? Lui faut-il des bergers?

Je répond par la négative à ces deux dernieres questions. J'ai l'intuition que par une organisation adéquate des forces vives des nations et l'adoption de processus efficients, le peuple peut gouverner pour lui même, par lui même, avec ou sans leaders.

Leader et représentant ne sont pas des synonymes.

Du Petit Larousse nous lisons cette définition:

leader

nom masculin

(anglais leader, chef)

Personne qui est à la tête d'un parti politique, d'un mouvement, d'un syndicat : Le leader du parti socialiste.

Personne qui, à l'intérieur d'un groupe, prend la plupart des initiatives, mène les autres membres du groupe, détient le commandement : C'est lui le leader de la bande

.

Et cette autre pour le mot "représentant":

représentant, représentante

nom

Personne ou chose prise comme modèle, comme type d'une classe, d'une catégorie : Être un bon représentant de la classe moyenne.

Personne qui a reçu pouvoir d'agir au nom de quelqu'un, qui accomplit un acte au nom et pour le compte de quelqu'un ; agent mandataire.

(source: http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/representant)

On voit que la définition francaise du mot democratie s'accorde avec le second sens du mot "représentant" ici.

Comparons les deux definitions suivantes:

Leader : Personne qui, à l'intérieur d'un groupe, prend la plupart des initiatives, mène les autres membres du groupe, détient le commandement : C'est lui le leader de la bande;

Représentant: Personne qui a reçu pouvoir d'agir au nom de quelqu'un, qui accomplit un acte au nom et pour le compte de quelqu'un ; agent mandataire.

Ainsi, bien que le représentant puisse agir au nom d'une personne ou d'un groupe de personne, il n'est pas dit qu'il a l'initiative de l'action. Ce qui n'est pas le cas du leader. Il prend les initiatives, et le groupe auquel il appartient suit.

La naunce est de taille.

Nos présidents sont-ils nos representant ou sont-ils nos leaders?

En effet, l'idéal ne serait-il pas que ceux qui sont les représentants du peuple dans une démocratie soient à l'écoute des besoins et aspirations de ce dernier?

Le peuple ne devrait-il pas pouvoir dicter à ses représentants les décisions à prendre s'il est vrai que le représentant agit en son nom?

Allons plus loin...

Ne faudrait-il pas se méfier, dans une démocratie, de représentant se targuant d'etre des leaders?

Si le peuple, par définition, détient le commandement dans une démocratie, il ne peut qu'avoir des représentants et non des leaders.

Sinon, on n'a pas affaire a une democratie.

Ce sont les définitions de ces mot qui le disent.

Bien entendu, mon argumentation se base sur mon interprétation de ces mots.

Cependant, elle se base aussi sur mon vécu de citoyen Africain. Je poserais la question suivante au lecteur Africain:

Dans ton pays qui de toi le citoyen ou de ton Président(ou ton Premier Ministre ,Ministre, etc..) a l'initiative de l'action politique?

En d'autres mots, qui décide des priorités en matières de santé, éducation, administration, etc... ?

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